Un mot sur la compétitivité

Félicitations, vous avez adopté le blood bowl ! Ce jeu vous permettra de vivre des expériences enrichissantes tout en allégeant le stress du quotidien… sauf que voilà, vous n’aimez pas perdre. Une défaite vous fait grommeler (ou pire) et vous donne de la difficulté à trouver le sommeil. Pour quelques-uns, les effets se feront sentir jusqu’au lendemain (et parfois encore plus longtemps que ça).

Ne pas aimer perdre est normal et affirmer ne pas être un minimum compétitif (et jouer que pour le plaisir) est l’équivalent d’un show de boucane lancé aux yeux de vos adversaires. Heureusement, un coach peut atteindre une forme de paix intérieure en étant en harmonie avec le compétitif en lui-même. Voici quelques mots sur la compétitivité.

Des coachs et du blood bowl

Le blood bowl fait vivre des expériences enrichissantes en offrant aux coachs la possibilité d’acquérir de nouvelles habiletés et de relever de nouveaux défis. Les coachs qui voient leurs aptitudes s’améliorer tirent énormément de satisfaction de la pratique du jeu.

Killer Splash, Ph.D., directeur du Life Kills Center et professeur de psychologie à la Big Bad University, croit que c’est l’équilibre entre le défi et les aptitudes qui procure du plaisir dans la pratique du blood bowl. Le plaisir est à son top lorsque les coachs déterminent leurs propres défis à relever et mesurent leur rendement par rapport à ces objectifs. La récompense devrait donc venir d’avoir atteint ses propres objectifs.

Les coachs doivent relever un défi, mais ils peuvent avoir envie d’abandonner si le défi est trop grand. Pour mieux vivre avec le compétitif en soi, il faut se doter d’objectifs réalistes à atteindre (non, remporter un championnat n’est pas un objectif réaliste) et mesurer notre évolution par rapport à ceux-ci.

Le blood bowl est-il bon ou mauvais ?

Rock Rockins, Ph.D., directeur de l’École de dissection physique de la Yeurrk University, affirme que le blood bowl en tant que tel n’est ni bon ni mauvais. Les effets positifs et négatifs associés au blood bowl ne sont pas dans le résultat d’un match mais plutôt dans la nature de l’expérience du jeu.

Le blood bowl fournit des expériences positives lorsqu’un coach est opposé à des adversaires ayant une bonne attitude. Le respect des règlements et de l’adversaire ainsi que la capacité de faire face à l’échec autant qu’à la victoire sont des valeurs qui se transmettent entre coachs. L’appât du gain mène parfois à des situations grotesques lorsqu’il favorise la victoire à tout prix.

Comment peut-on être de meilleurs compétiteurs ?

Il y a toujours des gagnants et des perdants à blood bowl. En fait, comme on considère que seul celui qui termine premier est un gagnant, les perdants sont habituellement plus nombreux que les gagnants ! Accepter la défaite est une des leçons les plus importantes qu’un coach peut acquérir.

Chaque coach joue un rôle déterminant dans la façon dont son adversaire pourra tirer une leçon de sa victoire ou de sa défaite. Par exemple, les coachs qui font souvent une «entorse» au règlement enseignent à leur adversaire qu’il n’y a rien de mal à le faire alors que les coachs qui font face à un adversaire qui respecte les règlements seront portés à voir les questions morales d’un bon œil.

Crappy Shield, ex-coach du Destroy, dit que «les coachs doivent apprendre à accepter la défaite et apprendre à célébrer leurs réalisations même s’ils n’ont pas gagné le match. Entre autre, les coachs peuvent apprendre à accepter la défaite en ne lui accordant pas trop d’importance. Il faut se rappeler que tous connaissent la défaite de temps à autre, même les super-coachs.»

Les coachs peuvent parfois se retrouver dans une situation où la victoire est pratiquement impossible. Malheureusement, les primes de matchs sont calculés selon la valeur des équipes en présence et non pas selon la compétence des coachs. Le risque est réel de parfois se retrouver dans une situation où il est presque impossible de gagner un match.

La tendance à favoriser la victoire à tout prix est à l’origine de bien des maux dans le blood bowl. Au contraire, il est possible de mettre l’accent sur les efforts et la poursuite de la victoire. Les bons coachs savent qu’en maîtrisant de nouvelles habiletés et en apprenant à viser l’excellence, ils pourront se mesurer avec confiance à des adversaires de plus en plus forts, même s’ils commettent encore des erreurs.

Le blood bowl dans une vie équilibrée

Il est important que le blood bowl ne représente qu’un des éléments d’une vie équilibrée. Les coachs qui passent vingt heures par semaine sur le pitch n’ont pas le temps de jouer à d’autres jeux ou de participer à des événements culturels (ils deviennent alors des Skavens de divan). Les coachs doivent apprendre que le blood bowl n’est qu’une des composantes d’une vie active et équilibrée.

Pitch Baller, Ph.D., ex-professeur à la Peace & Hate University, précise que le coach doit vivre toutes sortes d’expériences. «Il est important que le coach pratique d’autres jeux de société, dit Baller. Ceci réduit la pression et apprend aux coachs que la participation est l’essence même du blood bowl.»

Le stress et la compétition

La pratique du blood bowl devient trop stressante lorsque les circonstances amènent le coach à croire que l’estime qu’on lui porte varie selon la qualité de sa prestation. Les recherches ont démontré que la crainte d’échouer et de ne pas fournir une prestation à la hauteur des attentes sont les principales causes de stress reliées à la pratique du blood bowl chez les coachs.

Vlad Kracken, Ph.D., psychologue de sous-sol du blood bowl, établit un parallèle entre le blood bowl et un virus. Une exposition unique importante peut rendre le coach malade. Par contre, de petites expositions à intervalles réguliers permettent au coach d’apprendre à utiliser son stress à son avantage. Des objectifs et des attentes réalistes permettront au coach de voir le blood bowl comme une source de plaisir, quel que soit le résultat de ses matchs.

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