Comment améliorer son coaching

Attaquons-nous vaillamment à un sujet abstrait : comment améliorer notre coaching. La plupart d’entre nous tentons d’être le meilleur coach possible. Je ne suis pas différent. Je donne mon meilleur. Mais j’observe que certains d’entre vous ne vous améliorez pas même si vous passez un nombre incroyable d’heures à coacher votre équipe. C’est pourquoi j’aimerais partager avec vous quelques lumières sur ce que nous pouvons tous y faire.

Commençons par une bonne nouvelle. Les coachs légendaires font quelque chose que nous pouvons tous émuler. Ils alternent délibérément entre deux types de matchs: les matchs d’apprentissage et les matchs de performance. Les matchs d’apprentissage sont lorsqu’ils cherchent à s’améliorer. Ils se concentrent alors sur ce qu’ils maîtrisent mal tout en faisant des erreurs et en apprenant de celles-ci. C’est très différent de leurs matchs de performance où ils donnent leur meilleur tout en minimisant les erreurs.

Alterner entre les matchs de performance et les matchs d’apprentissage devrait faire partie de la routine de chaque coach. Les matchs de performance maximisent, bien sûr, la performance immédiate alors que les matchs d’apprentissage maximisent la croissance et les performances futures. La raison pour laquelle plusieurs coachs s’améliorent peu malgré de longues heures de coaching est qu’ils passent tout leur temps dans des matchs de performance. Ceci les empêche de croître et aussi de performer à long terme.

Les matchs d’apprentissage

De quoi a l’air un match d’apprentissage ? C’est la pratique délibérée d’une habileté de coaching que nous voulons améliorer. Ce pourrait être, par exemple, de répéter et d’ajuster jusqu’à la perfection une tactique en-dehors de notre zone de confort. Dans un monde idéal, cette pratique se fait sous le mentorat d’un coach habile, parce que les meilleurs mentors savent ce que sont les matchs d’apprentissage et qu’ils peuvent donner du feedback pertinent.

Dans mon mentorat, j’observe que la performance d’un bon nombre de coachs atteint un plateau aux alentours de deux années de coaching. Ce plateau survient parce qu’une fois qu’un coach acquiert une certaine maîtrise du jeu, il arrête de jouer des matchs d’apprentissage. Son focus se porte alors sur les matchs de performance. Hors, les meilleurs coachs pratiquent au moins une fois la semaine avec le but d’apprendre et de s’améliorer. Ils lisent pour étendre leur savoir, discutent du blood bowl, essaient de nouvelles tactiques, sollicitent du feedback et analysent les matchs de coachs légendaires.

Les meilleurs coachs n’apprennent pas seulement en coachant activement, mais aussi en musant passivement.

Les matchs de performance

Mais bon, tout ça n’est pas pour dire que les matchs de performance sont inutiles. C’est tout le contraire. Lorsque je participe à un tournoi, je ne tâtonne pas mon chemin en me concentrant sur ce que je ne maîtrise pas. Je ne me dis pas que je vais apprendre des mes erreurs. Je veux gagner ces matchs !

Les matchs de performance sont précieux parce qu’ils nous montrent où nous en sommes dans notre développement et nous apportent des indices sur ce que nous devrons améliorer lors de nos prochains matchs d’apprentissage. Sachant cela, il est évidemment avantageux d’alterner entre les matchs d’apprentissage et les matchs de performance. Il s’agit d’améliorer à dessin nos compétences lors de matchs d’apprentissage et d’appliquer ces nouvelles compétences lors de matchs de performance.

Lorsque les coachs légendaires participent à un tournoi, ils sont dans leur zone de performance. Mais, à chaque soir, lorsqu’ils retournent à leur hôtel, ils reviennent immédiatement dans leur zone d’apprentissage en réfléchissant aux matchs qu’ils ont disputés. Ils identifient des opportunités d’amélioration et prennent des notes mentales de ce qui est à ajuster. Ils travaillent ensuite sur ces faiblesses avant la reprise du tournoi. C’est une spirale infinie d’habiletés croissantes.

Le plus de temps on passe dans notre zone d’apprentissage, le plus nous nous améliorons.

Oui, mais comment ?

Alors, comment pouvons-nous passer davantage de temps dans notre zone d’apprentissage ? Premièrement, nous devons réellement croire que nous pouvons nous améliorer. Deuxièmement, nous devons réellement vouloir nous améliorer. Nous devons vraiment, vraiment y tenir parce que la vérité est que ça demande du temps et des efforts. Troisièmement, nous devons comprendre que la pratique délibérée est la clef vers l’amélioration. Et quatrièmement, nous devons jouer des matchs sans enjeux, parce que nous allons commettre des erreurs à et que les conséquences doivent être insignifiantes.

Une des raisons pour laquelle une majorité de coachs ne jouent que des matchs de performance est que la plupart des environnement au blood bowl ont des enjeux. Ça n’est pas une surprise si plusieurs coachs sont stressés au point de ne plus prendre les risques nécessaires pour se développer. Quand chaque coach est classé et que chaque partie jouée est comptabilisée, chaque match est une performance plutôt qu’une occasion d’apprendre. Ces coachs ont alors du mal à innover et à s’améliorer, et ils se font dépasser.

Il est plus facile de se développer dans des environnements sans enjeux.

Si, au lieu de passer des heures et des heures à performer, performer et encore performer, nous passion davantage de temps à expérimenter, réfléchir et devenir. Et si nous avions toujours quelque chose à améliorer et à pratiquer lors de matchs sans enjeux ? Et si on départageait clairement les moments où nous cherchons à apprendre de ceux où nous voulons performer ? Certainement, nos efforts auraient de l’impact et notre meilleur coaching deviendrait encore meilleur.

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