Je ne faillis qu’à l’échec

Chronique 1
Transcrite par son scribe infidèle, Nate Ball
Traduit de l’anglais par les Scribouillettes

Bonjour tout le monde. Je suis le Baron Rhouven von Wurzenheim, et si vous lisez cette chronique, vous êtes sûrement comme moi; c’est-à-dire cultivé, raffiné, et bien sûr, débonnaire. J’aime ce mot-là, Nathan. Ça vient de la Bretonnie. J’espère que tu sais comment l’écrire. Je pourrais te l’épeler mais je ferais alors ton labeur pour toi et de quoi j’aurais l’air aux yeux du monde ! Est-ce t’écris tout ce que je dis en ce moment ? Nathan, t’es trop simplet. Je t’ai donné des instructions claires : tu écris quand je dis « commençons » et t’arrêtes quand je prends une pause. Mais je suppose que mes ordres dépassent tes capacités intellectuelles limitées, hein Nathan ? Alors, recommençons… mais cette fois-ci, t’arrêtes quand je dis « pause ».

Bonjour tout le monde. Je suis le Baron Rhouven von Wurzenheim, et si vous lisez cette chronique, vous êtes sûrement comme moi … Oh zut ! J’ai déjà énoncé cette introduction, n’est-ce pas ? Nathan, pourquoi tu ne m’as pas informé ? Pardon ? Qu’est-ce que tu veux dire que je n’avais pas dit « pause » ?

C’est de plus en plus à la mode ces jours-ci, dans les cercles fréquentés par la jeune noblesse, de participer à ce sport brutalement beau : le blood bowl. On y retrouve des orques, des nains, des elfes, des élus du chaos, et bien d’autres races vulgaires et barbares. Il est donc vital pour nous, la noblesse, que nous tentions d’élever ce sport à un statut plus prestigieux en y insufflant de la majesté.

J’imagine que vous lisez cette chronique parce que vous êtes intéressé à démarrer une équipe de la noblesse impériale. Si c’est le cas, vous avez bon goût, cher ami. Et puisque vous avez bon goût, vous êtes déjà tête et épaules au-dessus des autres. Tant qu’à moi, je compare les équipes de la noblesse impériale aux saveurs nuancées des vins de Bordeleaux alors que les autres équipes font davantage penser à cette sueur de squig qu’on appelle Bloodweiser.

Pour ceux qui ne sont pas versés, à savoir qui sont les grands maîtres du monde, et pour vous donner une idée de mes bona fides, je suis le Baron Rhouven von Wurzenheim. Vous me connaissez peut-être en tant qu’auteur de parchemins majeurs tels que : Le blood bowl en Bretonnie et autres lubies, On ne peut pas épeler « prolétaire » sans « taire », et, La classe : pourquoi le blood bowl en a besoin et toi aussi. Lors de mes voyages dans tous les recoins de l’Empire et de la Bretonnie, j’ai étudié et coaché plusieurs équipes bretonniennes (les noms m’échappent mais soyez … ruhig … tranquilles, je l’ai bel et bien fait). Par conséquent, j’ai développé un œil averti concernant les tactiques et stratégies employées par la noblesse impériale, qui sont bien souvent inspirées des anciennes incarnations bretonniennes de l’équipe.

Alors, vous vous demandez peut-être : pourquoi est-ce qu’une équipe de la noblesse impériale ressemble à un poussenc dilué servi aux masses un jour de festival, un enfant pauvre d’une équipe bretonnienne ? Alors, premièrement, il est fort probable que vous soyez sot. Deuxièmement, même si les bretonniens se sont retirés du blood bowl compétitif, ils ont laissé une petite marque sur le style de jeu humain dans ce sport. Malgré leur Minderwertigkeit … infériorité … comparé à la noblesse impériale, les Bretonniens ont développé un style particulier visant à protéger la fleur de la noblesse sans empêcher ces derniers de s’accaparer la gloire et le dur labeur des roturiers. Ainsi vous voyez pourquoi ce style de jeu est parfait pour nous. Et, étant donné mon expertise en tout ce qui est bretonnien,  je suis devenu le choix idéal pour diriger cette nouvelle équipe.

Les FlussStadt Kanoniere seront un exemple exemplaire de ce que doit être une équipe de noblesse impériale. Menée par Lord Weizen, notre impérieux lanceur sans égal (selon lui), et les Lords Vorbeck et Grafbier, nos blitzeurs tout aussi sans égal (toujours selon eux), le triomphe est assuré. Ces trois jeunes nobles feront ce que la noblesse impériale fait de mieux … tout ! Nathan, ça ne paraît pas trop vaniteux, hein ?
 
Bon, ce n’est pas vaniteux si c’est vrai, n’est-ce pas ?

Attends! Tu n’es pas en train d’écrire tout ça ? Nathan, pour l’amour d’Énéfel, pause !

Pour compléter l’équipe, il y a des Bodyguards et des Retainers, parce que nous devons protéger la fleur de notre noblesse, n’est-ce pas ? J’ai également décidé de m’éloigner des pratiques bretonniennes et d’engager un ogre. Ne me demandez pas de vous réciter les noms de ces joueurs, je ne veux vraiment pas me donner la peine de les retenir.

La nouvelle de la création de cette équipe a naturellement atteint l’ouïe aiguisée de Taureau Amiral dont l’œuvre, L’Art du Coaching, est devenue populaire. Lorsqu’un personnage de cette stature reconnaît mon talent, comment refuser de partager mes expériences avec ceux qui pourraient bénéficier de ma magnanimité !

C’est pourquoi dans un souci de postérité et d’ovation, j’ai décidé d’écrire ma propre œuvre pour documenter mes pensées, mon organisation, mes tactiques, et même mon panache, tout ce qui pourrait éduquer et inspirer d’autres nobles voulant bâtir ou réorganiser leur équipe. Bien que je ne sois pas aussi reconnu à Nuln ou à Altdorf qu’à Mousillon ou qu’en Aquitaine, mon nom laissera un tel impact glorieux sur le blood bowl qu’il sera synonyme d’autres noms inoubliables tels que Griff Oberwald, Jordan Freshbreeze, ou bien cet ogre dont le nom m’échappe. Moi, le Baron Rhouven von Wurzenheim et mes FlussStadt Kanoniere allons directement au sommet !

Fin. Alors, Nathan, qu’est-ce que t’en penses ? Te sens-tu inspiré ? Ya, je ne te blâme pas … je me suis inspiré moi-même. Oh, pour l’amour du Chaos ! Tu écris encore ? J’ai dit « fin » !

Quoi ? Sérieusement ? Ya, ya, je me souviens du mot maintenant.

Tu ferais mieux d’éditer ça, Nathan. Ça doit parfaitement bien se lire si je ne veux pas avoir l’air fou parce que j’ai oublié de dire « pause ».

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