L’Art du coaching

Il est très difficile d’écrire une théorie du blood bowl. Déjà, il y a vraiment peu de coachs qui ont une idée globale et cohérente du jeu. Ensuite, dans le feu de l’action d’un match, même les coachs légendaires se fient davantage à leur flair et à leur créativité qu’à des principes et méthodes, et c’est cette incroyable capacité à improviser qui leur permet de remporter des matchs.

Mais lorsqu’on ne dispute pas un match et qu’on tente d’enseigner l’Art du coaching par écrit, il faut des idées claires et une logique. Et c’est parce que cet exercice est difficile que la majorité des articles relatifs au blood bowl se bornent à remâcher les mêmes quelques sujets faciles à digérer alors qu’ils ne sont qu’une petite part de ce qui fait la différence entre les succès des uns et les échecs des autres.

L’Art du coaching est une théorie visant à élever le niveau de discussion au-dessus de cette masse de médiocrité.

À noter que l’Art du coaching est en construction, que ma réflexion est continue, et que davantage de points y sont ajoutés une fois de temps en temps.

Pourquoi est-ce un art ?

Une théorie est une chose et un art en est une autre. Ces deux concepts sont si différents qu’on ne saurait les confondre car la théorie est une forme de savoir alors que l’art est une forme de créativité.

Néanmoins, vous ne devriez pas être surpris que l’Art du coaching soit une théorie car l’art commence là où le coach laisse tomber la théorie pour faire place à la créativité. Ou, si vous voulez, un coach savant mais peu créatif est aussi inefficient que son contraire.

Même si la théorie est essentielle, l’acte de coacher est plus créatif que théorique et c’est pourquoi la terminologie d’Art lui convient à merveille.


L’Art du coaching

0. le Préambule

1. Des matchs de Blood Bowl seront disputés avec ou sans vous.

2. Focaliser sur les compétences des joueurs, coacher de manière agressive ou dépenser follement pour embaucher des star players ne suffit pas pour remporter des matchs avec régularité. Si vos compétences de coach ne sont pas à la hauteur, vous allez être submergé par vos pairs. Si vous coachez bêtement, vous seul vous affaiblirez.

3. Même si la chance semble souvent favoriser un coach par rapport à un autre, les coachs légendaires s’assurent que le terrain de jeu est incliné en leur faveur, garantissant ainsi que la première erreur ou malchance de leur adversaire sera fatale.

4. Il y a six domaines à maîtriser pour piper les dés en votre faveur.

  1. Les équipes
  2. Les stratégies
  3. Le terrain de blood bowl
  4. Les tactiques
  5. Vous-même
  6. Votre adversaire

5. Les équipes peuvent être de viande maigre ou grasse, agiles ou musclées, cohérentes ou chaotiques.

6. Les stratégies peuvent être troubles ou limpides, prévisibles ou audacieuses, violentes ou patientes.

7. Le terrain de blood bowl peut être pluvieux ou ensoleillé, enneigé ou caniculaire, congestionné ou libre de zones de tacle.

8. Les tactiques peuvent être simples ou complexes, désordonnées ou coordonnées, agiles ou musclées.

9. Vous-même pouvez être téméraire ou courageux, pessimiste ou tenace, hâtif ou incisif, paresseux ou attentif.

10. Votre adversaire, tout comme vous, voit ses résultats influencés par qui il est.

Les limites de l’art du coaching

1. Lisez, comprenez et appliquez l’Art du coaching

2. Néanmoins, l’Art du coaching n’est pas tout. Aucun coach n’a le monopole du coaching et chacun peut contribuer. Lisez, comprenez et appliquez aussi ce que vous trouvez ailleurs.

3. Ne suivez pas l’Art du coaching à l’aveugle. Comprenez viscéralement le blood bowl et coachez de la manière qu’il convient à la situation de jeu.


1. les ÉQUIPES

1. Construire une équipe de joueurs élites adéquatement supportés est coûteux en temps de jeu, en piécettes et en expérience. Les chances sont minces d’y arriver à rabais en se fiant trop aux compétences aléatoires.

2. Vous devez connaître les forces et faiblesses de votre équipe autant à la défensive qu’à l’offensive, et choisir les compétences appropriées. Certains joueurs font naturellement d’excellents défenseurs alors que d’autres sont plus doués pour un style de jeu agressif.

Forcer

1. Si tous vos joueurs forcent doublement, l’un d’entre eux sortira couché sur une civière et jusqu’à sept de ces joueurs atteindront l’objectif.

2. Si ces mêmes joueurs ne forcent pas vers ce même objectif, ils le rateront tous de peu.


2. Les Stratégies

1. La stratégie manipule davantage le tempo que tout autre aspect du jeu.

2. C’est parce qu’une stratégie se déroule lentement qu’un coach a davantage de temps pour douter.

3. Mener à terme une stratégie requiert de la force de caractère et de la discipline.

4. Certains matchs sont gagnés ou perdus avant le premier coup de sifflet de l’arbitre. Même si une stratégie survit rarement à l’action sur le terrain, en avoir une prépare le coach à ce qu’il devra affronter. Si avoir un plan compte pour peu, planifier compte pour beaucoup.

L’avant-match

1. Comparez les forces en présence avant le coup d’envoi du match. Si votre adversaire a une faiblesse dans un aspect du jeu, c’est là où vous devrez investir tout votre poids pour espérer remporter le match.

En conséquent, demandez vous :

  1. Lequel des deux coachs est le plus fort intérieurement ? Qui on est intrinsèquement influence notre coaching et, par ricochet, notre capacité à gagner des matchs.
  2. Votre adversaire gagne-t-il avec régularité ? La constance des résultats qu’un coach obtient sur le terrain ne ment jamais.
  3. Quelle équipe a naturellement l’avantage ? Connaître les forces et faiblesses des équipes en présence ainsi que les manières d’exploiter ces avantages et inconvénients est crucial au blood bowl.
  4. Quelle équipe botte et quelle équipe reçoit ? En quelle manière cela va-t-il influencer sur le tempo du match ?
  5. Quelle est la météo et comment les joueurs sont-ils positionnés sur le terrain ? Le positionnement de chaque équipe lors du premier coup d’envoi du match en dit long sur la tolérance au risque de chaque coach et sur leurs habiletés à le gérer.
  6. Qui peut le mieux lire entre les lignes d’une fiche d’équipe afin d’établir une stratégie solide ? Néanmoins, même avec la bonne stratégie, un coach indiscipliné peut faillir.
  7. Qui est le plus versé et qui est le plus créatif ? Vous êtes dans le pétrin si vos adversaires apprennent les ficelles du jeu plus vite que vous … et parviennent à tricotter plus serré que vous.

2. Même si ces points ne disent pas tout, ils en disent suffisamment long pour prédire assez précisément le résultat d’un match.

La force intérieure

1. Une stratégie se déroule plus lentement qu’une tactique et laisse plus de temps pour douter. C’est pourquoi de la force de caractère est nécessaire pour la mener à terme.

La fiche de matchs

1. Un coach invaincu n’est indemne ni d’équipe, ni d’esprit.

L’avantage naturel

1. Si votre seul outil est un marteau, traitez tout comme si c’était un clou. En toutes autres circonstances, évitez les bagarres inutiles. Une équipe en santé est synonyme de victoire.

2. La destruction de l’équipe adverse apparaît toujours comme la meilleure des stratégies. Le prix potentiel à payer est la raison pour laquelle d’autres stratégies sont envisagées et utilisées.

3. La destruction de l’équipe adverse est une stratégie efficace même lorsqu’elle n’est pas utilisée car les décisions de votre adversaire se fondent sur cette probabilité.

4. La destruction complète d’une équipe requiert un investissement en ressources proportionnel.

5. Une offensive d’usure est plus efficace qu’une défensive d’usure, à la condition qu’elle réussisse. Par contre, la défensive d’usure est plus facile à mener.

Le botté

1. À venir; une stratégie basée sur le botté et son influence sur le tempo.

La météo et le positionnement

1. À venir; une stratégie basée sur la météo.

La fiche d’équipe

1. Pour déclasser votre adversaire, vous devez manipuler la balance des forces en présence afin qu’elle soit en votre faveur.

2. Jouer efficacement de l’effet de levier influence la balance des forces en présence.

3. La synergie dans la composition de l’équipe contribue à l’effet de levier.

4. Stratégiquement, l’effet de levier s’obtient par un choix de compétences visant davantage à décupler les forces d’une équipe qu’à masquer ses faiblesses.

5. Tactiquement, l’effet de levier s’obtient par un choix de compétences visant à déstabiliser l’équilibre des forces sur le terrain.

Le talent

1. À venir; une stratégie basée sur le talent.

Votre adversaire

1. La réaction de votre adversaire se dérobe naturellement à votre stratégie. La qualité de la réaction de votre adversaire dépend de cinq facteurs.

  1. Sa présence d’esprit
  2. Sa force de caractère
  3. Son savoir
  4. Sa créativité
  5. L’équilibre des forces sur le terrain

2. C’est de bon augure lorsque votre adversaire permute sans cesse ses joueurs avant le premier coup d’envoi du match.

3. Un coach qui ne prépare pas son match contre vous et qui parle de vous à la légère est de bon augure.

4. Si vous vous opposez à un coach avant le match, il dirigera son équipe avec plus d’ardeur qu’à l’habitude sur le terrain.

5. Par conséquent, les coachs doivent être traités humainement et opposés uniquement sur le terrain. C’est la voie à suivre pour remporter des matchs.

6. Si un coach a une bonne fiche de matchs, il sera respecté sur le terrain. S’il n’en a pas, il ne le sera pas.


3. Le Terrain

10. Posséder plus de force que l’équipe adverse est comme bénéficier d’une forteresse pouvant fermer à clef une portion du terrain. Un positionnement astucieux peut obliger votre adversaire à attaquer votre forteresse de front.

17. Lorsqu’un coach se concentre uniquement sur ses meilleurs joueurs, cela engendre une défaite. Les meilleures équipes gagnent grâce à l’action coordonnée de tous leurs joueurs.

18. Un coach qui n’a pas d’intentions claires n’est pas efficace à assigner des actions à ses joueurs. Son positionnement est à tous vents et il en résulte un chaos.

25. Vous allez vous faire ramasser si vous envoyez vos joueurs là où leurs opposants sont prêts à les recevoir.

26. Vous allez vous faire ramasser si vous n’envoyez pas vos joueurs là où leurs opposants ne sont pas prêts à les recevoir.

27. Vous allez encore vous faire ramasser si vous envoyez vos joueurs là où leurs opposants ne sont pas prêts à les recevoir et que vous n’avez aucune idée des probabilités du jeu.

Votre adversaire et le positionnement

35. Un positionnement éclaté est soit le signe d’un coach qui sait exactement ce qu’il fait ou pas du tout. Continuez prudemment d’observer avant de tirer une conclusion.


4. Les Tactiques

1. Un coach qui comprend l’avantage qu’il y a à varier ses tactiques sait comment coacher son équipe.

2 Les tactiques sont indispensables à la théorie car le savoir ne peut se transmettre que lorsqu’il est rationalisé.

3. Au blood bowl, une même situation de jeu complexe ne revient jamais. Sur le terrain, il n’y a pas de situation de jeu typique pouvant être résolue à l’aide d’une tactique.

Les probabilités

4. Un coaching solide est fondé sur la probabilité moyenne de situations de jeu similaires. Cette maîtrise des probabilités renforce l’aptitude à tenter les bons jeux quasi inconsciemment.

5. Les tactiques sont fondées sur cette probabilité moyenne. Elles sont utiles au coach à la condition qu’il garde à l’esprit qu’elles ne sont ni absolues, ni obligatoires.

6. Les tactiques sont la facette du blood bowl où reviennent le plus souvent des situations de jeu similaires.

7. Éviter les all-ins face à plus fort que soi, passer le ballon le moins possible, et préserver ses forces pour le moment charnière d’un match sont quelques exemples de tactiques qui ne sont pas absolues mais que vous devez garder à l’esprit pour les cas où elles sont valables.

8. C’est par la pratique continue des tactiques qu’on acquiert de l’habileté et de l’assurance. C’est le lubrifiant d’un coaching bien huilé.

9. Les coachs légendaires mènent leur équipe d’une manière très subjective reflétant leur personnalité. Cette manière de conduire leur équipe ne convient pas toujours à la personnalité de celui qui imite.

12. Un échec sur le terrain découle rarement d’une cause simple, mais d’un amalgame complexe de causes et d’effets. Bien souvent, il faut remonter le cours des événements pour retrouver la source de l’échec. Et même là ça n’est pas simple car cette source a souvent elle-même plusieurs autres sources.

Le calcul des probabilités

20. Être doué en calculs de probabilités n’est pas garant de succès au blood bowl.

21. Il n’y a pas de calculs de probabilités requis pour gagner qu’un coach de plus de 16 ans ne pourrait réussir – et encore, la mémoire peut aisément compenser pour des capacités déficientes.

22. Les coachs légendaires sont rarement des génies en calculs de probabilités, en revanche, ce sont des génies pour identifier les forces et faiblesses mathématiques à exploiter et ont la confiance pour tenter des actions capitalisant sur ces mêmes forces et faiblesses.

23. Influencer les probabilités se fait en détruisant les ressources adverses, en contrôlant l’espace de jeu, en isolant les meilleurs joueurs adverses du jeu et en préservant la synergie de l’équipe.

Votre adversaire

36. Une exposition fréquente aux caprices de la chance est un signe que votre adversaire est au bout de ses ressources. Trop de malchance révèle que son équipe a atteint son point de rupture.

Généralités

1. Prévenir la défaite de notre équipe est entre nos mains, mais l’opportunité de vaincre l’équipe adverse est fournie par le coach adverse. C’est ainsi qu’un coaching sans erreurs assure un match nul.

2. C’est pourquoi vous pouvez être un excellent coach sans pour autant avoir gagné le match.

3. Les bons coachs placent d’abord leur équipe au-delà de la possibilité d’une défaite et ne ratent pas le moment charnière pour obtenir la victoire. Un seul moment de faiblesse est nécessaire pour perdre un match.

4. Donc, les coachs légendaires sécurisent d’abord leur équipe contre une défaite sans jamais être certains de vaincre l’équipe adverse. Ainsi, plusieurs tours de jeu peuvent être échangés avant qu’un coach ne fasse une erreur.

5. Il est possible de passer trop de temps à la défensive. Pour gagner, un coach doit passer à l’offensive. La défensive doit servir de tremplin à l’offensive.

6. Pour passer à l’offensive, l’équipe doit localement se forger un avantage significatif sur un aspect du jeu car elle doit soit être suffisamment musclée pour traverser, ou soit suffisamment mobile pour contourner.

7. Un coach doué à l’offensive cherche d’abord à s’installer au centre du terrain afin de bénéficier de trois choix; converger sur une des deux ailes ou pousser au centre. À l’inverse, son homologue moins doué s’étant installé sur une aile n’aura que deux choix; pousser sur l’aile ou converger vers le centre.

La bière Bloodweiser

8. Les tactiques sont comme un torrent de bière Bloodweiser dans son élément naturel, se déversant d’un baril surélevé et trouvant son chemin jusque dans votre bedon.

9. Donc, sur le terrain, la voie est d’éviter ce qui est fort et de s’attaquer à ce qui est faible.

10. La bière Bloodweiser change de forme tout dépendant de l’anatomie du joueur qui la boit – aussi étrange soit-elle.

11. Donc, un coach forge ses victoires en adaptant ses tactiques à l’adversaire qu’il affronte. Voilà qui fait le tour du sujet de la bière Bloodweiser.

Les généralités

10. Les bons coachs ne compromettent leurs joueurs que lorsque la situation de jeu est favorable. Celui qui est destiné à perdre ses matchs compromet d’abord ses joueurs et cherche ensuite un moyen de gagner.

11. Lorsque vous planifiez vos tactiques, comptez les cases comme si la vie de vos joueurs en dépendait … parce que c’est le cas.

12. Savoir d’avance où votre adversaire va utiliser son blitz double temporairement la profondeur des filets déployés ailleurs.

Les relances

16. Les relances sont de l’eau de vie. Assurez-vous de ne faire cul sec qu’au moment où votre touché va mettre fin au party.

La réciprocité

19. Le principe de réciprocité offre en cadeau une ouverture pour en recevoir une en retour. Assurez-vous toutefois que votre cadeau est le plus coûteux des deux à exploiter.

20. Lorsque votre adversaire vous laisse une ouverture, méfiez-vous du principe de réciprocité.

Les tactiques sournoises

21. Ne télégraphiez jamais vos intentions à votre adversaire.

22. Votre adversaire n’est pas une intelligence artificielle jouant comme un robot. C’est un humain pouvant être influencé.

22. Dites une chose et pensez-en une autre. Observez attentivement ce qui se passe sur le flanc gauche alors que vous comptez manoeuvrer sur le flanc droit. Comptez des cases là où vous ne planifiez pas envoyer de joueurs. Cherchez à influencer votre adversaire par votre langage non-verbal.

Feindre d’être faible

23. Vous pouvez coacher d’une manière à éliminer toutes les erreurs de votre jeu, mais ce faisant, vous allez aussi éliminer tout le génie de votre jeu.

24. Feindre d’être un coach faible par la communication verbale, non-verbale, et par un astucieux positionnement sur le terrain est une ouverture valable à certains matchs de blood bowl.

25. Si votre adversaire sent que vous êtes vulnérable et désorganisé, il risque de généreusement compromettre son équipe pour obtenir ce qui lui semble être une victoire facile, même si l’opportunité offerte est momentanée.

26. Feindre la faiblesse est plus valable lorsque vous ne pouvez dépendre sur la force physique de vos joueurs ou lorsque vous jouez une race stunty.

27. Feindre la faiblesse est encore plus valable si votre adversaire a un tempérament sanguin ou arrogant puisque ces coachs, lorsqu’ils sont titillés émotionnellement, perdent leur capacité à réfléchir clairement et sont plus à risque de tomber dans des pièges.

lA PASSE

1. Réussir une passe est une question de chance et, comme le pet d’un Troll, la chance peut soit perdurer ou s’arrêter sec.

2. Passer le ballon vers la zone d’en-but de l’équipe adverse devrait être le paramètre par défaut de tout lanceur.

Votre adversaire et la passe

1. Une réaction est la réponse naturelle d’un coach à la menace résultant d’une passe captée. Si votre adversaire ne réagit pas, alors il ne joue pas instinctivement. Soyez sur vos gardes car vous jouez peut-être le match pour lui.

l’économie de moyens

1. Il y a une différence entre bouger des joueurs juste pour les bouger, et bouger des joueurs pour pousser un avantage. Une action sans avantage est un gaspillage de joueurs.

2. Une équipe détruite et reconstruite n’est pas la même équipe et n’aura jamais la même synergie. Les joueurs morts ne peuvent revenir à la vie, du moins pas aussi frais et fringants qu’avant. Pourtant, vous devez les coacher à leur mort. Faites-le avec sagesse et pour pousser des avantages qui en valent la peine.

La Défensive

1. Dans l’Art du coaching, le plus haut fait est de compter un touché lors de son engagement défensif.

3. Celui dont les efforts défensifs durent une éternité verra ses joueurs tomber et son équipe éclater sous la pression. Le coach qui cherchera le confort en défensive verra son équipe éclater d’autant plus rapidement.

4. Si vous ne faites que défendre sans jamais rendre la pareille, votre défaite est assurée.

6. Les défensives trop hermétiques empêchent votre adversaire de commettre une erreur. Vous jouez alors le match pour lui.

L’Offensive

1. Lors d’un match de blood bowl, chaque coach essaie, au moyen de ses ressources, de contraindre son adversaire à le laisser gagner.

5. Il n’y a aucune bonne raison de laisser le rôle offensif à l’équipe adverse. Vous n’arriverez à rien en étant beau joueur.

6. Déclasser votre adversaire vous procure le rôle offensif. Le rôle offensif vous procure le contrôle du match. Le contrôle du match vous procure la victoire.

13. N’allez pas au corps à corps contre une équipe plus forte, sauf si nécessaire. Sachez que le nombre de joueurs requis pour gagner la bataille vous empêchera de gagner la partie. Un coach avisé préserve la santé de ses joueurs et utilise leurs forces pour atteindre ses objectifs.

14. Lorsqu’une ligne défensive est campée solidement, il est sage de travailler à l’affaiblir avant de tenter de la traverser.

15. Lorsqu’une ligne défensive est campée solidement, il peut aussi être avisé de la contourner plutôt que de tenter de la traverser.

16. Si votre adversaire n’implique pas physiquement ses joueurs contre votre équipe, c’est qu’il se fie sur la force naturelle de son positionnement.

17. Ne vous contentez pas de faire « All In ».

  1. Choisissez les bons moments. Apprenez quand envoyer vos joueurs au corps-à-corps, quand préserver leur mobilité et quand tenter toutes les tactiques possibles entre ces deux extrêmes.
  2. Soyez pertinent. Même si votre équipes n’est ni la plus forte ni la plus agile sur le terrain, vous pouvez gagner. Utilisez les tactiques appropriées.
  3. Ayez des intentions réalistes. Des intentions réalistes et bien articulées concentrent vos efforts plutôt que de les gaspiller.
  4. Attachez votre tuque. Il y a peu de moments décisifs dans un match. Lorsque vous n’êtes pas dans l’un d’entre eux, vous devriez vous préparer pour le suivant. Échouer à se préparer, c’est se préparer à échouer.
  5. Soyez pleinement présent. Se fier à son instinct est insuffisant pour gagner avec régularité. Un coaching solide exige de la confiance en soi, une pleine conscience, de la curiosité, et beaucoup de minutie.

l’Agilité

6. Le nombre de tactiques à base d’agilité est aussi inépuisable que le carburant d’une tronçonneuse.

7. Lorsque vos joueurs doivent franchir des zones de tacle, votre seule préoccupation doit être qu’ils s’élancent sur le chemin le plus court et le plus sûr possible.

8. Il n’y a pas plus de quatre couleurs de snotlings (les minotaures ne voient que le jaune, le vert, le bleu et le violet), mais lorsqu’on en écrase quelques-uns ensemble, ils produisent une variété infinie de teintes.

9. Il n’y a pas plus de quatre points cardinaux, et pourtant un ogre peut douter à l’infini.

Votre adversaire et l’agilité

25. Lorsque les receveurs entrent en premier sur le terrain et prennent position sur une aile, méfiez-vous d’une percée localisée suivie d’un touché rapide.

la Force

8. Un coach est habile à l’offensive lorsque ses adversaires ne savent pas où défendre; et il est habile à la défensive lorsque ses adversaires ne savent pas où attaquer.

9. La force est comme un tsunami, balayant la piétaille mais laissant les bâtiments debout.

10. Donc, sur le terrain, la voie est d’éviter ce qui a de l’armure et de s’attaquer à la chair exposée.


5. Vous-même

1. Un coach n’est pas apte à diriger une équipe s’il ne connaît pas le blood bowl – ses règles et ses mécanismes, ses joueurs et leurs compétences.

2. Connais-toi toi-même pour renforcer ta défensive. Connais ton adversaire pour renforcer ton offensive. Connais les deux pour ne craindre aucun match. Connais aucun des deux pour perdre tous tes matchs.

11. Ne vous fiez pas sur votre adversaire pour qu’il enlève ses joueurs du chemin, mais sur votre propre capacité à vous charger d’eux. Ne vous fiez pas sur votre adversaire pour qu’il évite d’impliquer ses joueurs à un endroit donné, mais plutôt sur votre propre capacité à les recevoir.

12. Les dix coachs qui excellent au blood bowl sont :

  1. Le soldat, se plaignant peu;
  2. Le courageux, capable de prendre des risques;
  3. Le curieux, poussant toujours plus loin son savoir;
  4. L’attentif, difficilement distrait du jeu;
  5. L’évolutif, évitant de revivre sans cesse son passé;
  6. Le responsable, revendiquant ses propres erreurs;
  7. L’incisif, ne procrastinant pas les jeux devant être tentés maintenant;
  8. Le tenace, ne baissant jamais pavillon;
  9. Le fort, habile à exploiter ses habiletés.

14. Chaque coach a une différente tolérance au risque.

15. Le courage peut provenir de l’ambition, de l’enthousiasme, ou de la solidarité envers son équipe. C’est un état temporaire qui accroit la présence d’esprit.

19. La force de caractère est la capacité à tenter un jeu dans le doute.

20. L’entêtement n’est pas de la force de caractère car il résiste à la logique alors que la force de caractère s’en nourrit.

21. Soit un coach est indifférent à la défaite où soit il ne l’est pas. Cette seconde nature ne se cultive pas.

22. À mesure que les ressources d’un coach s’amenuisent, ses qualités doivent compenser pour lui permettre de conserver le contrôle du match.

23. Les cinq vices les plus nuisibles à un coach sont :

  1. La témérité, qui conduit à une prise de risques excessive et à la destruction de son équipe;
  2. Le pessimisme, qui conduit à douter de soi et à une vision déformée des probabilités;
  3. La hâte, qui conduit à un manque de préparation et d’intentions bien définies;
  4. L’orgueil, qui conduit à la honte de perdre et à la crainte d’affronter de meilleurs coachs que soi; et,
  5. La paresse, qui conduit au gaspillage des ressources et à s’appuyer excessivement sur les compétences des meilleurs joueurs.

24. Une offensive téméraire vient rarement à bout d’une habileté prudente. Elle entraîne plutôt l’anéantissement de ses propres ressources plutôt que celles de son adversaire.

25. La témérité peut ne pas être exempte de sagesse ni de prudence, seulement, ça n’est pas le même type de sagesse ni de prudence.

26. Réduisez les habiletés d’un coach pessimiste en bloquant sans relâche ses joueurs; multipliez le nombre de décisions qu’il doit prendre; gardez son équipe constamment sous pression; préservez la mobilité de vos joueurs les plus tape-à-l’oeil et précipitez-les là où il va désespérer.

27. Un coach pressé n’a pas le temps de douter.

28. Le coaching viscéral et les décisions émotionnelles font perdre des matchs.

l’excellence

1. Rouler deux dés de blocage avec une escouade de Blocage et Garde n’est pas gage de grandeur. Compter un touché avec un receveur à la compétence Nerfs d’acier n’est pas gage de brillance. Avoir une bonne journée à coacher une équipe violente n’est pas gage d’excellence.

2. Tous les coachs peuvent compter un toucher lorsqu’il n’y a plus de joueurs sur le terrain pour les en empêcher. Voir l’évidence n’est pas l’excellence. L’habileté de voir l’invisible est véritablement une compétence de coach.

3. La capacité à peaufiner les petits détails (enculer des mouches) est une autre compétence de coach. Peu sont naturellement dotés de cette compétence. Encore plus rares sont ceux qui prennent le temps de l’aiguiser.

4. Les meilleurs coachs semblent gagner sans efforts. C’est parce qu’ils le font avec habileté et non pas avec effort.

5. Lorsqu’un coach gagne sans efforts, ceux qui ne sont pas en mesure d’apprécier son talent ne reconnaîtront pas ses habiletés. Lorsqu’un coach voit ce qui est invisible aux yeux des autres et pense différemment, les autres coachs ne peuvent comprendre et apprécier son talent.

6. Les meilleurs coachs jouent simplement en une synergie bien huilée et une prise de risque sensée. L’alambiqué est du domaine du débutant.

7. Les coachs légendaires ne demandent ni trop, ni trop peu de leurs joueurs. C’est là où se trouve la preuve de leur excellence. Leur talent n’est pas nécessairement démontré par des jeux tape-à-l’oeil, mais par la constance de leurs résultats obtenus sur le terrain.

La soif de gagner

1. Rien ne décuple autant la force de caractère et la présence d’esprit que la soif de gagner.

2. L’abus de cette soif engendre les plus grandes incivilités entre coachs.

3. Néanmoins, cette soif confère à un coach son âme de compétiteur. C’est ce qui éveille en lui le désir de faire mieux que ses pairs, désir indispensable à un coaching exceptionnel. C’est l’aiguillon qui le stimule et prépare ses victoires.

Votre adversaire

1. Un coach qui affirme être faible sans présenter de preuves concrètes sur le terrain cherche à vous endormir.

2. Un coach avachit sur sa chaise a les capacités analytiques diminuées. C’est le moment de frapper fort.

3. Un coach vocal est un coach nerveux qui s’attend à en avoir plein les mains.

4. Un coach voyant une situation avantageuse sur le terrain sans faire l’effort de l’exploiter a déjà perdu le match dans son esprit.

5. Un coach vantard qui fait silence après avoir pris connaissance de votre fiche d’équipe est de bon augure.

6. Un coach ayant de bons mots à votre égard, est probablement simplement gentil. Fraternisez, partagez, enseignez, apprenez, et grandissez.

7. Un coach confiant évitant de trop investir physiquement ses joueurs dans le match requiert de la vigilance. Ne négligez aucun détail.

vie de ligue

1. Un commissaire qui a réellement à coeur ses coachs sera digne de confiance et suivi partout où il mènera.

2. Si le commissaire est indulgent mais impuissant à faire sentir son autorité, bienveillant mais incapable de prendre les choses en main pour assurer le bon fonctionnement de la ligue, et incapable de mettre un terme aux querelles: alors les coachs de la ligue se comporteront comme des enfants gâtés.

4. Même un coach peut se sentir épuisé par la faute à trop de matchs et de stress. Observez et comprenez vos limites et, tout en affinant vos habiletés, prenez garde à ne pas trop vous taxer.


13. La créativité

9. Si vous faites une cage grandiose de tous vos joueurs, ils seront cloués sur place.


15. La présence d’esprit

1. La présence d’esprit est la rapidité avec laquelle un coach trouve une solution invisible à la moyenne des coachs ou qui n’est trouvée qu’après une longue réflexion.

5. La présence d’esprit ne peut être obtenue d’Énéfel.

8. Les équipes s’épanouissent ou se fanent en fonction de ce que leurs coachs comprennent réellement ou ne comprennent pas à chaque match.

10. Les coachs légendaires ne font pas que jouer au blood bowl. Ils en mangent, ils en dorment, et ils en respirent.

11. Rares sont toutefois les coachs qui en vivent. En conséquent, ne négligez pas les autres aspects importants de votre vie.

16. Observer requiert de la curiosité.

21. L’adversaire qui observe la situation sur le terrain avec trop de curiosité doit être distrait avec de la bière, des biscuits et d’autres trucs affriolants, et installé le plus confortablement possible dans un fauteuil. Ainsi, ses yeux perdront toute curiosité dans les détails du jeu.

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