L’Art du coaching

Il est très difficile d’écrire une théorie du blood bowl. Déjà, il y a vraiment peu de coachs qui ont une idée globale et cohérente du jeu. Ensuite, dans le feu de l’action d’un match, même les coachs légendaires se fient davantage à leur flair et à leur créativité qu’à un système de jeu. Tous les coachs légendaires dirigent leur équipe ainsi et c’est cette incroyable capacité à improviser qui leur permet de remporter des matchs.

Mais lorsqu’on ne dispute pas un match et qu’on tente d’enseigner par écrit, il faut des idées claires et une logique. Et c’est parce que cet exercice est difficile que la majorité des articles relatifs au blood bowl se bornent à remâcher les mêmes quelques sujets faciles à digérer alors qu’ils ne sont qu’une petite part de ce qui fait la différence entre les succès de l’un et les échecs de l’autre.

L’Art du coaching est une théorie visant à élever le niveau de discussion au-dessus de cette masse de médiocrité.

À noter que cette théorie du blood bowl est en construction, que la réflexion de l’auteur est continue, et que davantage de points y sont ajoutés régulièrement.

Les ajouts les plus récents sont en gris

Partie 1

1. Des matchs de Blood Bowl seront disputés avec ou sans vous.

2. Focaliser sur les compétences des joueurs, coacher de manière agressive ou dépenser follement pour embaucher des joueurs vedettes ne suffit pas pour gagner régulièrement. Si vos compétences de coach ne sont pas à la hauteur, vous allez être submergé par vos pairs. Si vous coachez bêtement, vous seul vous affaiblirez.

3. Même si la chance semble souvent favoriser un coach par rapport à un autre, les coachs légendaires s’assurent que le terrain de jeu est incliné en leur faveur, garantissant ainsi que la première erreur ou malchance de leur adversaire sera fatale.

4. Il y a six domaines à maîtriser pour piper les dés en votre faveur.

  1. Vous-même
  2. Votre adversaire
  3. Les équipes
  4. Le terrain de jeu
  5. Les stratégies
  6. Les tactiques

11. Les équipes s’épanouissent ou se fanent en fonction de ce que leurs coachs comprennent réellement ou ne comprennent pas à chaque match.

26. Certains matchs sont gagnés ou perdus avant le premier coup de sifflet de l’arbitre. Même si un plan de match survit rarement à l’action sur le terrain, en avoir un prépare le coach à ce qu’il devra affronter.

Partie 2

3. Celui dont les efforts défensifs durent une éternité verra ses joueurs tomber et son équipe éclater sous la pression. Le coach qui cherchera le confort en défensive verra son équipe éclater d’autant plus rapidement.

Partie 3

4. N’allez pas au corps à corps contre une équipe plus forte, sauf si nécessaire. Sachez que le nombre de joueurs requis pour gagner la bataille vous empêchera de gagner la partie. Un coach avisé préserve la santé de ses joueurs et utilise leurs forces pour atteindre ses objectifs.

17. Ne vous contentez pas de faire « All In ».

  1. Choisissez les bons moments. Apprenez quand envoyer vos joueurs au corps-à-corps, quand les maintenir en mouvement et quand tenter toutes les tactiques possibles entre ces deux extrêmes.
  2. Soyez pertinent. Même si votre équipes n’est ni la plus forte ni la plus agile sur le terrain, vous pouvez gagner. Utilisez les tactiques appropriées.
  3. Choisissez un objectif réalisable. Des objectifs réalisables et bien articulés concentrent vos efforts plutôt que de les gaspiller.
  4. Attachez votre tuque. Il y a peu de moments décisifs dans un match. Lorsque vous n’êtes pas dans l’un d’entre eux, vous devriez vous préparer pour le suivant. Échouer à se préparer, c’est se préparer à échouer.
  5. Soyez pleinement présent. Se fier à son instinct est insuffisant pour gagner régulièrement. Un bon coaching exige de la confiance en soi, de la conscience, de la curiosité, et une énorme attention aux détails.

Partie 4

1. Les bons coachs de blood bowl placent d’abord leur équipe au-delà de la possibilité d’une défaite, puis cherchent assidument l’opportunité de vaincre leur adversaire.

4. Vous pouvez être un excellent coach sans pour autant avoir gagné le match.

10. Rouler deux dés de blocage avec une escouade de Blocage et Garde n’est pas gage de grandeur. Compter un touché avec un receveur à la compétence Nerfs d’acier n’est pas gage de brillance. Avoir une bonne journée à coacher une équipe violente n’est pas gage d’excellence.

Partie 5

6. Le nombre de tactiques à base d’agilité est aussi inépuisable que le carburant d’une tronçonneuse.

8. Il n’y a pas plus de quatre couleurs de snotlings (les minotaures ne voient que le jaune, le vert, le bleu et le violet), mais lorsqu’on en écrase quelques-uns ensemble, ils produisent une variété infinie de teintes.

9. Il n’y a pas plus de quatre points cardinaux, et pourtant un ogre peut douter à l’infini.

Partie 6

8. Un coach est habile à l’offensive lorsque ses adversaires ne savent pas où défendre; et il est habile à la défensive lorsque ses adversaires ne savent pas où attaquer.

29. Les tactiques sont comme un torrent de bière Bloodweiser dans son élément naturel, se déversant d’un baril surélevé et trouvant son chemin jusque dans votre bedon.

30. Donc, sur le terrain, la voie est d’éviter ce qui est fort et de s’attaquer à ce qui est faible.

Partie 7

9. Si tous les joueurs de votre équipe mettent doublement le paquet, un joueur sortira sur une civière et jusqu’à sept d’entre eux atteindront l’objectif.

10. Si ces mêmes joueurs ne mettent pas le paquet vers ce même objectif, ils le rateront tous de peu.

PARTIE 8

10. Réduisez les habiletés d’un coach pessimiste en bloquant sans relâche ses joueurs; multipliez le nombre de décisions qu’il doit prendre; gardez son équipe constamment sous pression; préservez la mobilité de vos joueurs les plus tape-à-l’oeil et précipitez-les là où il va désespérer.

12. Les cinq vices les plus nuisibles à un coach sont:

  1. La témérité, qui conduit à des prises de risques excessives et à la destruction de l’équipe;
  2. Le pessimisme, qui conduit au doute de soi et à une vision déformée des probabilités;
  3. La hâte, qui conduit à un manque de préparation et d’intentions bien définies;
  4. L’orgueil, qui conduit à la honte de perdre et à la crainte d’affronter de meilleurs coachs; et,
  5. La paresse, qui conduit au gaspillage et à s’appuyer excessivement sur les compétences des meilleurs joueurs.

16. Rien ne décuple autant la force de caractère et la présence d’esprit que la soif de gagner.

17. De tous temps, l’abus de cette soif a engendré les plus grandes incivilités entre coachs.

18. Néanmoins, c’est cette soif qui confère son âme de compétiteur à un coach. C’est ce qui éveille en lui le désir de faire mieux que ses pairs, désir indispensable à un coaching remarquable. C’est cet aiguillon plus que tout autre qui le stimule et prépare ses victoires.

24. Ne mélangez pas l’entêtement et la force de caractère. Le premier résiste à toute logique alors que le second se nourrit de la réflexion.

Partie 9

6. Les défensives trop hermétiques empêchent votre adversaire de commettre une erreur. Vous jouez alors le match pour lui.

25. Lorsque les receveurs entrent en premier sur le terrain et prennent position sur une aile, méfiez-vous d’une percée localisée suivie d’un touché rapide.

33. C’est de bon augure lorsque votre adversaire permute sans cesse ses joueurs avant le coup d’envoi du match.

36. Une exposition fréquente aux caprices de la chance est un signe que votre adversaire est au bout de ses ressources. Trop de malchance révèle que son équipe a atteint son point de rupture.

42. Si vous vous opposez à un coach sur la ligne de touche avant de vous lier d’amitié avec lui, il dirigera son équipe avec plus d’ardeur qu’à l’habitude sur le terrain.

43. Par conséquent, les coachs doivent être traités humainement et opposés uniquement sur le terrain. C’est la voie à suivre pour remporter des matchs.

Partie 10

17. Lorsqu’un coach se concentre uniquement sur ses meilleurs joueurs, cela engendre une défaite. Les meilleures équipes gagnent grâce à l’action coordonnée de tous leurs joueurs.

26. Si le commissaire de ligue est indulgent mais impuissant à faire sentir son autorité, bienveillant mais incapable de prendre les choses en main pour assurer le bon fonctionnement de la ligue, et incapable de mettre un terme aux querelles: alors ses coachs se comporteront comme des enfants gâtés.

Partie 11

22. Même un coach peut se sentir épuisé par la faute à trop de matchs et de stress. Observez et comprenez vos limites et, tout en affinant vos habiletés, prenez garde à ne pas trop vous taxer.

Partie 12

7. Une réaction est la réponse naturelle d’un coach à la menace résultant d’une passe incisive réussie. Si votre adversaire ne réagit pas, alors il ne joue pas instinctivement. Méfiez-vous, car vous jouez peut-être son match pour lui.

17. Il y a une différence entre bouger des joueurs juste pour les bouger, et bouger des joueurs pour pousser un avantage. Une action sans avantage est un gaspillage de joueurs.

18. Le coaching viscéral blesse des joueurs; les décisions émotionnelles font perdre des matchs.

21. Une équipe détruite et reconstruite n’est pas la même équipe et n’aura jamais la même synergie. Les joueurs morts ne peuvent revenir à la vie, du moins pas aussi frais et rebondissants qu’avant. Pourtant, vous devez les coacher à leur mort. Faites-le avec sagesse et pour des avantages qui en valent la peine.

Partie 13

5. La présence d’esprit ne peut être obtenue d’Énéfel.

21. L’adversaire qui observe la situation sur le terrain avec trop de curiosité doit être distrait avec de la bière, des biscuits et d’autres trucs affriolants, et installé le plus confortablement possible dans un fauteuil. Ainsi, ses yeux perdront toute curiosité dans les détails du jeu.

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