Créer sa bonne fortune

Même si les mathématiques sont ce qu’il y a de plus près d’un dialogue avec Énéfel, elles ne sont pas absolues. Hérésie ? Non, pas du tout ! À Blood Bowl, chaque tour de jeu est différent. Parfois 1 chance de réussite sur 6 est ce qui vous enverra au paradis. D’autres fois, c’est 35 chances de réussite sur 36 qui vous enverra en enfer.

« Wo, là, les chiffres ! Je fais comment ? »

En général vous devez décider des jets de dés risqués que vous allez tenter dès le début de votre tour et réalistement évaluer s’ils vont réussir ou avorter. Si vous prenez le pari qu’ils vont fonctionner (contrairement aux coachs vétérans, les coachs intermédiaires font souvent encore preuve d’un optimisme indécrottable), vous devez préparer vos jets de dés risqués en réalisant toutes les actions de support exemptes de risques et toutes les actions de support risquées nécessaires à la réussite du pari. C’est une erreur courante de ne pas se préparer à sa bonne fortune.

De même, si vous avez un jet de dés très important à faire durant votre tour, préalablement rouler des dés sans rapport avec l’action principale est une invitation à recevoir un double-crâne qui volera votre relance. Lors d’un tour de jeu charnière, chaque roulement de dés doit s’accompagner d’une bonne raison.

« C’est dont bien stressant tout ça ! »

Une autre erreur que font souvent les coachs intermédiaires est d’être toujours celui qui roule les dés. Rouler beaucoup de dés mène invariablement à des échecs, mais aussi parfois à des catastrophes. Que vous rouliez naïvement ces brouettes de dés est presque certainement ce qui empêche votre adversaire d’en faire autant et, d’un même souffle, ça fait de vous le responsable de sa bonne fortune. Vous devez réaliser que tenter votre chance peut parfois être pire que vous en remettre à la malchance de votre adversaire.

Un coach porté à rouler beaucoup de dés dès le début du match peut s’attendre à perdre. En règle très générale (il y aura toujours des exceptions), si vous êtes porté sur les brouettes de dés, apprenez à relaxer et réservez-les plutôt pour la fin de votre engagement.

« D’accord, j’ai compris. Mais ensuite, je fais quoi ? »

Rappelez-vous qu’à chaque match de blood bowl, des échecs vont arriver. Une minuscule part d’entre eux seront horribles… très horribles ! C’est statistique ! Vous devez toujours être préparé à ce que votre adversaire échoue un roulement de dés fatidique. Si vous n’êtes jamais en position de profiter du manque de bol de votre adversaire, il va toujours vous sembler avoir la m*rde au c*l. Vous n’avez pas besoin d’être le seul à vous écraser la figure sur des « Mettre le paquet » foireux. Apprenez à laisser votre adversaire rouler des dés afin d’être vous aussi encensé des gracieuses largesses d’Énéfel.

Après avoir réalisé que vous roulez beaucoup trop de dés, vous allez vous demander quoi faire à la place. Votre compréhension du jeu va s’être améliorée, mais vos résultats seront moins bons parce que ces gros roulements de dés, parfois, ils fonctionnaient… et ils vous ont même gagné des matchs. À ce stade très frustrant de votre « carrière », vous allez devoir développer votre positionnement afin de forcer vos adversaires à rouler davantage de dés et donc, à commettre des erreurs. Ne désespérez pas car ceci va venir avec la pratique sur le terrain et avec l’analyse (post mortem) des jets de dés que vous aurez choisi de rouler… ou non.

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